Une architecture écologique
L’ avènement d’un concept
Selon les prévisions démographiques, il y a de fortes chances pour que la Terre soit peuplée de 10 milliards d’êtres humains avant le milieu du siècle (nous sommes aujourd’hui environ 6,2 milliards).
Comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ? Comment répartir les richesses entre les pays riches et ceux moins développés ? Et surtout, comment faire en sorte de léguer une terre en bonne santé à nos enfants ?
C’est pour apporter des réponses concrètes à ces questions qu’est né le concept de développement durable.
Dans les années 60, le développement économique et la protection de l'environnement sont présentés comme antinomiques, eu égard l'épuisement des ressources (énergie, eau, sols), la pollution et la surexploitation des systèmes naturels.
Cette antinomie a été dépassée dans les années 1990 avec la notion de développement durable.
En 1992, le Sommet de la Terre organisé par les Nations Unies à Rio de Janeiro (Conférence des Nations Unies sur l’Environnement et le Développement, CNUED), a alerté l’opinion sur les conséquences du pillage des matières premières, sur l’augmentation de l’effet de serre et sur la dégradation rapide des équilibres écologiques.
La cause du développement durable a été consacrée par 182 États. Les chefs d’État présents à ce sommet se sont engagés sur trois principes :
- Prise en considération de l’ensemble du cycle de vie des matériaux
- Développement de l’utilisation des matières premières et des énergies renouvelables
- Réduction de la quantité de matière première et d’énergie utilisées
La conférence de Rio a donné naissance à des nouveaux types d’accords multilatéraux sur l’environnement.
Le programme de développement mondial qui a suivi le Sommet de Rio se nomme l’Agenda 21 (projet pour le 21ème siècle) et a été imité ensuite au niveau local par les collectivités territoriales européennes.
En France, les initiatives sont orchestrées par le Comité 21, association qui regroupe l’État, les collectivités, des associations, des entreprises et des industries.
Le Sommet de Kyoto de 1996 s’est voulu plus opérationnel. Les États se sont engagés à diminuer l’émission des gaz à effet de serre en agissant sur trois facteurs :
- Réduire la consommation d’énergie
- Remplacer les énergies fossiles par des énergies renouvelables
- Stocker du carbone.
Le Sommet de 2002 à Johannesburg, 10 ans après Rio, a été l’occasion pour les États des Nations Unies de faire le point sur la mise en œuvre de l’Agenda 21 et des Conventions Internationales qui furent adoptées pour permettre à l’humanité de progresser dans le sens du développement durable.
Les entreprises, les pouvoirs publics et la société civile devront travailler main dans la main afin de réconcilier trois mondes qui se sont longtemps ignorés : l’économie, l’écologie et le social.
À long terme, il n’y aura pas de développement possible s’il n’est pas économiquement efficace, socialement équitable et écologiquement tolérable.